Les souvenirs d'un Poncho

Là où ça commence

Sur les plages de la métaphysique
Le psychanalyste se faisait bronzer
En caressant sa barbe rousse
Chaude et balnéaire

Les souvenirs d'un Poncho

510 067 420 000

Cinq cent dix milliards soixante sept millions quatre cent vingt mille mètres carrés. J’ai compris que pour ne jamais revenir nulle part, il me fallait me déplacer sur toutes ces cases, une à une, sans jamais revenir en arrière. Je pouvais demeurer fixe aussi longtemps que je le voulais, mais si je bougeais, je devais inexorablement faire un pas sur une nouvelle case.

Les souvenirs d'un Poncho

Jours 3 du retour : Téléphone Poncho @ Philippe

Fucké quand même comment j’me sens… J’ai comme l’impression que c’est icitte que j’ai été le plus dépaysé. J’ai beau avoir fait le tour du monde, pis quand même là, j’en ai vu en osti des indigènes, ben c’est icitte que j’ai le plus le sentiment de débarquer. J’me sens vraiment comme un touriste.

Les illuminations d'un Poncho
Lundi, 6 novembre 2006

Hey %$&?@¢£¢¤

C’est coiffé d’une cagoule que je t’ai vu passer
À la petite semaine
Pour braquer les commerces de la monotonie
Comme pour gagner du temps

Les chansons d'un Poncho
Vendredi, 3 novembre 2006

Le silence de l’utopie

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Entends-tu
Mon pays
La chanson que je fais pour toi
Je l’ai sortie de ma poche
Elle est encore toute froissée
Comme un billet
Un vieux deux piasse
Avec une reine imprimée
Qui ne reigne plus sur personne
Mais qu’il faut quand même gagner

Les chansons d'un Poncho
Lundi, 30 octobre 2006

Les petites filles

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Les petites filles qui veulent se faire fourrer…

Par les réalisateurs qui sont jamais à l’heure
Les gars d’son qui sont cons
Les artistes qui s’en crissent
Les gérants pas d’argent qui pour quelques instants
Ont même l’air de vouloir traverser l’océan
Mais s’arrêtent au parcours sur des îles dont le tour
N’est même pas défini par la géographie
Pour demeurer cacher pendant l’éternité
Derrière des recherchistes devenues réceptionnistes

Les chansons d'un Poncho
Dimanche, 29 octobre 2006

Le grand-père

J’ai été parrainé par mon grand-père
D’où mon sale caractère
Chialer pour moi c’est héroïque
C’est le slogan de ma clique

Mais n’allez pas croire que cette sale habitude
Je la pratique le soir dans la solitude

C’est beaucoup plus pour moi une fonction sociale
Une manière amicale